L’inhibition est la clé d’une meilleure décision

Les choix, les décisions petites ou grandes, jalonnent notre quotidien. J’ai abordé la question à plusieurs reprises sur ce blog, car faire un choix c’est décider de son futur. Si je choisis entre écrire cet article de blog, avancer sur la conception d’un module de formation et déjeuner avec un collègue, le futur qui en découlera sera fondamentalement différent, même si je n’identifie pas spécifiquement ce choix comme critique.

Décision

Dans l’exemple que je viens de vous exposer, j’ai déjà identifié certaines des options qui s’offrent à moi :

1. déjeuner avec un collègue

2. écrire cet article de blog

3. avancer sur la conception d’un module de formation

Pour prendre une décision pertinente par rapport à mes objectifs professionnels, il va m’être nécessaire de disposer de critères me permettant d’évaluer chacune des options, mais aussi d’adapter la décision à mon contexte actuel. Je vais également m’intéresser à l’effet produit par chacune des possibilités sur moi-même, les autres et mes objectifs. Selon mon contexte il peut être important pour moi de prioriser ce qui va m’apporter de la satisfaction à court terme (dans ce cas : déjeuner avec un collègue) à moyen terme (écrire cet article) ou à plus long terme (avancer sur la conception de la formation). Or notre cerveau répond à deux instincts primitifs puissants : avoir du plaisir et éviter la douleur. Selon le contexte dans lequel je suis il est ainsi nécessaire que j’inhibe les réponses conduisant à un plaisir plus rapide pour favoriser les options plus improbables et apportant une satisfaction moins immédiate.

Ce processus de décision, de choix de l’option la plus pertinente à un moment donné, est régulé dans la partie dorsolatérale du cortex préfrontal. Si, par la suite, alors que je m’apprête à déjeuner avec un collègue, celui-ci m’appelle pour décommander, cette même zone cérébrale va intégrer mon changement de contexte et réévaluer les options disponibles.

Les études neuroscientifiques menées ont ainsi démontrées que lorsque l’on inhibe temporairement le cortex préfrontal dorsolatéral, les personnes sont alors plus impulsives dans leurs choix, privilégiant les activités permettant d’accéder à une satisfaction immédiate et négligeant les options à satisfaction plus lointaine même si le gain est plus important.

D’autres recherches menées par Yuko Munakata (Institute of Cognitive Sciences – Colorado) mettent en évidence que les personnes souffrant d’anxiété peuvent être paralysées au moment de prendre une décision face à plusieurs options et que la cause de cette difficulté provient du fait que leur capacité d’inhibition neuronale est moindre.

Alors que nous faisons face à l’accroissement de la procrastination, source de stress, qui consiste à prioriser les activités apportant de la satisfaction à court terme, le développement de notre capacité à inhiber les réponses les plus immédiates de notre cerveau ouvre de nouvelle voies en matière d’efficacité.

Désormais, méfions nous de nos décisions le plus immédiates !

Vous souhaitez développer votre capacité de décision ? Je vous accompagne…

Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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