Comment rebondir lors d’un chômage de longue durée ?

Dans les ateliers du retour à l’emploi que je propose je rencontre des professionnels sérieux, motivés, qui se remettent en question, écoutent, pratiquent, postulent avec énergie et enthousiasme… puis s’épuisent à force de refus, ne voyant pas d’issue à leur situation.

En fait, la profonde brèche ouverte dans l’emploi par la crise de 2008 a déclenché une modification profonde dans les codes du marché du recrutement auxquels la personne en recherche d’emploi doit maintenant s’adapter.

Voici quelques idées pour mieux rebondir après un chômage de longue durée.

Retour emploi chômage

1. Rester groupés

Je constate souvent que les personnes en recherche d’emploi sont isolées, passant une grande partie de leur journée chez elles, derrière les écrans de leur ordinateur et à guetter l’annonce à laquelle répondre. Or c’est souvent ce qui est à l’origine de la déprime qui s’en suit. En effet, par l’isolement et la répétition de la même activité, relativement rébarbative à force, nous ne nourrissons pas nos 3 soifs, ces besoins psychologiques aussi fondamentaux pour notre équilibre que notre alimentation. Nous, humains, avons besoin d’interaction sociale, de stimulation et de structurer notre temps de sorte à nourrir notre besoin de reconnaissance.

Travailler sur son retour à l’emploi en groupe présente l’avantage de prendre conscience que, finalement, nous ne sommes pas si seul que ça, mais vient aussi nourrir notre besoin de stimulation en nous amenant à rechercher en groupe de nouvelles stratégies de recherche, notre besoin de structure en jalonnant nos quotidiens de rencontres régulières et notre besoin de reconnaissance en échangeant avec les autres membres du groupe.

2. Si une stratégie ne fonctionne pas, essayer autre chose

Dans un précédent post’ je vous présentais quelques présupposés de la PNL, Programmation Neuro Linguistique, qui me sont chers et parmi eux ce trouve celui-ci :

« Si une stratégie ne fonctionne pas, il faut essayer autre chose. »

Lorsqu’une personne est sans emploi depuis longtemps, elle peut avoir tendance à s’enfermer dans les mêmes actions, les mêmes modes de recherche, alors même que ceux-ci ne déclenchent visiblement pas les résultats attendus. J’entends souvent des candidats au retour à l’emploi annoncer avoir envoyé des nombres hallucinants de candidatures spontanées sans succès et sans avoir développé d’autres stratégies. Quand la persévérance vire à l’acharnement, il est important de prendre un pas de recul et reconsidérer ce que l’on fait.

Les différents canaux pour entrer en contact avec un employeur ont des taux de réussite différents comme présenté dans le livre « De quelle couleur est votre parachute? », mais il n’y a pas de canal qui marche à tous les coup. La clé ici c’est de varier ses approches : jobboards, annonces, réseau, candidatures spontanées, réseaux sociaux professionnels, organismes institutionnels…. et de savoir que le facteur chance est aussi largement de la partie en matière de recherche d’emploi.

La flexibilité est selon moi une des qualité clé du candidat à l’emploi de notre époque.

3. Changer son approche de l’échec

Pas facile de garder la tête haute lorsqu’on accumule les réponses négatives. Néanmoins, il est possible et même recommandé de transformer ces refus en expérience positive. Il n’y a pas d’échec, seulement de l’expérience à capitaliser ! Et si nous prenions l’habitude de changer notre point de vue sur l’échec pour en faire non pas une voie sans issue mais une ouverture vers de la possibilité de capitaliser et identifier ce que l’on fera différemment la prochaine fois ? Si possible il est utile de contacter le recruteur qui a rejeté la candidature afin de collecter le maximum d’informations sur ce qui n’allait pas : est-ce mon profil technique, mon comportement, mes années d’expériences qui n’ont pas collé ? En faisant cela je collecte de précieux éléments qui me permettent de corriger le tir lors des prochains actes de candidature.

D’autre part, nous disposons tous de la capacité de résilience, plus ou moins développée selon chacun, mais le germe est là, prêt à croître ! Les neuroscientifiques, en mettant en évidence la neuroplasticité ont ouvert les possibles et nous permettent de muscler notre capacité de rebondir après un obstacle même à l’âge adulte !

4. Penser à soi

Pour que notre cerveau fonctionne à pleine capacité nous avons besoin de multiples activités et penser que nous pouvons maintenir notre concentration toute la journée est une illusion !

Dans la liste de ces activités nécessaires à un cerveau en pleine forme et donc opérationnel pour la recherche d’emploi nous trouvons :

  • Le temps de concentration : Quand nous nous concentrons sur des tâches visant à atteindre des objectifs. Nous faisons alors de profondes connexions dans le cerveau.
  • Le temps de jeu : Quand nous nous autorisons à être spontanés et créatifs, nous favorisons la créations de nouvelles connexions dans le cerveau.
  • Le temps de relation : Quand nous nous connectons aux autres, idéalement en personne et pas au travers des outils du web, nous activons et renforçons les circuits relationnels du cerveau.
  • Le temps physique : Quand nous nous bougeons, nous renforçons notre cerveau.
  • Le temps de réflexion sur nous-même : Quand nous réfléchissons tranquillement, nous nous concentrons sur les sensations, les images, les sensations et les pensées, nous aidons notre cerveau à intégrer les informations.
  • Le temps relax : Quand nous n’avons pas d’objectif spécifique, que nous laissons notre esprit vagabonder ou que tout simplement nous nous relaxons, nous aidons nos cerveaux à se recharger.
  • Le temps de sommeil : Quand nous dormons, nous consolidons les apprentissage et récupérons de la journée passée.

Soyons donc vigilant à doser nos activités quotidiennes de sorte à nourrir chacun de ces temps et s’offrir aussi des moments de jeu, de relaxation, de sport ….

Vous voulez revenir à l’emploi grâce à un coaching individuel ou faire l’expérience des ateliers du retour à l’emploi ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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1 réponse

  1. marc dit :

    Ouahou, ça c’est interessant; article complet et qui redonne du courage quand on est dans se genre de situation, Merci Caroline.

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