Tag Archives: Décision

Pourquoi et comment suivons nous notre intuition ?

Je suis toujours étonnée lorsque je fais l’expérience de la « certitude spontanée » quant à la réponse à une question. Dans ces moments-là, je suis mon intuition. La décision n’est pas issue d’un raisonnement ou n’est pas rationnelle mais je suis convaincue que c’est cette décision qu’il me faut prendre.

Comment cela se passe-t-il dans notre cerveau à ce moment-là ?

Les neurosciences nous apportent un bel éclairage à ce sujet. Ce que nous prenons peut-être pour des pensées magiques, du génie voire des dons est en fait une forme d’intelligence présente en chacun de nous dans différents organes. Et comme à chaque fois avec les neurosciences nous apprenons à cultiver ces nouvelles facultés. Donc l’intuition, ça se travaille !

Intuition

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de Daniel Siegel, professeur à l’université de médecine de UCLA et de ses travaux pour mettre en lumière les activités nécessaires à un cerveau en pleine forme. Daniel Siegel a également mis en évidence comment notre corps et notre esprit répondent à une intuition. Il souligne qu »Il y a des réseaux de neurones servant de machines de traitement de l’information. Ce sont comme de petits ordinateurs connectés au sein d’un réseau qui pourrait être comparé au web et ces ordinateurs en réseaux peuvent apprendre et penser. »

Ces réseaux de neurones sont présents dans notre cerveau mais aussi dans d’autres organes. Leur présence dans le cœur et les intestins a été identifiée dans les années 90. Ils permettent dans tous ces organes le traitement d’informations complexes et l’envoi de signaux du corps vers la moelle épinière qui conduira une partie de l’information vers le tronc cérébral de notre cerveau. Le tronc cérébral est responsable de différentes fonctions comme la régulation de la respiration et du rythme cardiaque, la localisation des sons, les voies motrices et sensitives, ainsi qu’un centre de contrôle de la douleur.

L’hypothalamus, qui intervient dans la régulation du système nerveux autonome et des fonctions endocrines est également destinataire de cette information.

Enfin, le cortex préfrontal, siège de la pensée créative, de la conscience de soi, de l’introspection, de la pensée sur la pensée…, reçoit une partie de l’information. Ce sont donc des informations sensorielles que reçoit notre cerveau. Le cerveau décide avant même qu’elles ne parviennent à notre conscience. L’intuition est ainsi souvent désignée comme “inconscient d’adaptation”.

C’est dans le cortex préfrontal que les éléments captés sont agencés de manière à créer une nouvelle connexion cérébrale, à trouver une  nouvelle solution en ne s’appuyant pas sur les routines établies (qui elles sont stockées dans une autre zone du cerveau : les ganglions de la base).

L’intuition s’apparente ainsi à une capacité à imaginer des réponses et des solutions en dehors de la logique prédictible.

Nous pouvons donc faire confiance à l’intuition qui est un processus de décision de notre  cerveau basé sur nos informations sensorielles conduisant à la création de nouvelles connexions cérébrales !

Comment développer notre intuition ?

Les personnes ayant le plus d’intuition sont ainsi celles qui ont l’habitude de recourir à leurs sens.

La méditation pleine conscience est donc un  excellent moyen de développer cette faculté. Pour ceux qui ne sont pas inspirés par cette approche il est également possible de mettre en place un exercice régulier pour muscler son intuition :

  • placez vous dans un endroit calme, posez-vous, fermez les yeux et centrez vous sur votre respiration
  • une fois que vous êtes posé, interrogez-vous au sujet de la décision que vous souhaitez prendre « Quels sont les éléments nécessaires à ma décision ? », « Quelle décision prendre maintenant ? », « Quelle est la première étape ? »…
  • notez chacun des messages que votre intuition vous a suggéré durant cet exercice et retenez ceux qui vous inspirent le plus, spontanément …
  • à vous de jouer : décidez et passez à l’action !

Décider en s’appuyant sur son intuition renforce la confiance en soi au travers de la confiance dans ses décisions. Elle permet également de gagner du temps, notre ressource la plus précieuse !

Vous souhaitez développer votre intuition et développer la confiance dans vos décisions ? Je vous accompagne !

Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

Comment faire un choix et prendre la bonne décision ?

« Je ne sais pas quoi faire. », « J’ai beau remuer tous les éléments dans ma tête, je ne parviens pas à faire un choix. », « Et vous vous feriez quoi à ma place ? » …. Parfois nous nous sentons coincé au moment de décider, de faire un choix, voici quelques éléments de compréhension sur ce qu’il se passe dans notre cerveau au moment de faire des choix et des conseils pratiques !

Comment prendre la bonne décision ?Chaque instant de notre vie est une décision. Nous décidons de faire, de penser et même de ressentir en fonction de stimulation provenant de nous, des autres ou de notre environnement. Prendre une décision, c’est choisir entre différents options possibles, pour atteindre un objectif.

Je vous propose d’aborder la question en s’appuyant sur certaines avancées des neurosciences.

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous voulons faire un choix ?

Le Dr. Lesley Fellows, neurologue et chercheur à The Neuro au Québec, a mis en évidence que notre cerveau utilise deux zones cérébrales distinctes pour décider : le lobe frontal et le système limbique. L’un s’intéresse à l’objet de la décision, l’autre aux actions nécessaires à la réalisation de cet objet. Notre cerveau a ainsi des systèmes distincts selon que la décision porte sur un objet ou sur une action.

  • Le cortex préfrontal est le siège du processus de décision. Il permet l’organisation face au changement, l’atteinte d’objectifs, la mise en place de plans d’action et la décision. Les recherches de Dr Fellows ont d’ailleurs mis en évidence que des personnes ayant eu une blessure dans cette zone ont des difficultés à choisir et définir des objectifs.
  • Le système limbique est le siège des émotions et notamment de la peur. Il permet dans le processus de décision d’évaluer les actions nécessaires à l’obtention de chaque option.

Par exemple, si je veux développer mon activité professionnelle. En stimulant mon cortex préfrontal, je peux envisager de mener une prospection téléphonique et mon système limbique pourra m’alerter sur les « menaces » auxquelles je vais me confronter lors du passage à l’action (nombreuses relances, filtre de l’assistant…).

Ainsi, le cortex préfrontal joue un rôle central lors de nos réflexions. Il est donc intéressant de connaitre ses caractéristiques : voici, en quelques mots, le cortex préfrontal …

  • il est très consommateur de ressources (notamment de glucose),
  • il a une capacité limitée (on ne peut avoir à l’esprit en même temps plus de 4 informations),
  • et ne peut faire qu’une chose à la fois !

Sachant tout cela, comment prendre une décision lorsque nous nous sentons coincés ?

  • Se placer dans un endroit calme où l’on ne sera pas dérangé, mettre son téléphone en mode silencieux et fermer son ordinateur
  • Se concentrer uniquement sur l’objet ou l’action en question
  • Se stimuler en pensant à quel point ce sera bien après avoir décidé (qui met en œuvre la dopamine , neurotransmetteur jouant un rôle fondamental notamment dans le comportement, la motivation, les récompenses ou la mémorisation)
  • Se stimuler aussi en se fixant un temps limite, en considérant avec curiosité le challenge représenté par cette décision et produire ainsi le juste niveau d’adrénaline nécessaire pour intéresser notre cerveau au sujet
  • Puis utiliser un outil simple d’aide à la décision par écrit pour ne pas garder en tête toutes les informations et libérer de la capacité de réflexion. On peut par exemple tracer deux colonnes Avantages / Inconvénients, les remplir avec ses idées, si nécessaire pondérer le poids de chaque avantage / inconvénient avec des notes de 1 à 10 puis de faire l’addition de chaque colonne et décider
  • ou faire confiance à son intuition !

Une fois la décision prise, le secret est aussi de l’écrire sur papier, cela libère de l’énergie et de la capacité de réflexion !

Vous voulez tenir développer votre capacité de décision ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – 78 – Yvelines – France)

Apprendre à dire « Non » et … savoir dire « Oui »

Peur de décevoir, crainte de l’autorité ou évitement de la confrontation, les raisons qui peuvent rendre difficile de dire « non » sont multiples.

Vous avez également pu remarquer qu’il vous arrive de savoir dire « non » dans des contextes spécifiques (professionnel, personnel, familial…) ou à des personnes spécifiques (famille, amis, patron, collègues, voisins, clients…), mais pas dans d’autres.

Dire « non » à un groupe qui vous oppresse, affirmer une opinion différente de celle des autres et en accord avec ses valeurs… peut devenir un vrai défi. En revanche, ne pas savoir dire « non » a des impacts négatifs sur soi-même, parfois sur les autres, et certaines personnes peuvent également profiter de cette situation.

Cette conscience de vous-même est déjà un grand pas de progrès pour votre développement personnel.

Il est important de considérer que savoir se dire « non » comme savoir dire « non » aux autres nécessite du courage : le courage de surmonter les émotions qui empêchent de s’affirmer, la peur ou le besoin d’être apprécié qui peuvent à l’extrême conduire à des habitudes négatives voire des addictions destructrices.

De plus, dire non, n’est pas rejeter l’autre. Il ne faut pas confondre la personne et sa demande. Je ne dis pas non à l’autre, mais à sa demande.

 

Je vous propose maintenant un plan en 6 étapes pour vous donner des idées et vous permettre de construire votre propre plan afin de vous affirmer dans vos prises de décisions.

 

1. Identifiez vos valeurs et formulez votre vision de vie

La première étape consiste à identifier vos valeurs, ce et ceux qui comptent pour vous dans  la vie et à clarifier votre vision de vie. Je vous invite à consulter le post précédent sur « Formuler sa vision de vie, la voie de la réussite » si vous souhaitez un support pour votre réflexion dans cette étape.

 

2. Identifiez vos craintes et les contextes

Prenez le temps de la réflexion et identifiez :

  • les craintes qui vous empêchent de dire « non »,
  • les contextes dans lesquels il vous est difficile de dire « non »,
  • ou les personnes en interaction avec lesquelles ils vous est difficile de dire « non ».

 

3. Entrainez vous à dire « non »  sur des sujets à faible enjeu

S’entraîner sur des situations « légères » en terme d’émotion et d’enjeu pour vous-même, permet de pratiquer sans risque et d’ancrer la nouvelle bonne habitude durablement.

Pour identifier si la situation constitue un bon contexte pour vous entrainer à dire « non », posez vous les questions qui vous permettront de mesurer le niveau d’enjeu de celui-ci et ainsi réduire le niveau émotionnel que vous associez avec cette situation de décision :

  • Quels sont les risques si vous dites « non » ?
  • Quelles sont les conséquences pour vous et votre interlocuteur si vous dites « non » ?
  • Qu’est ce que cela vous apporte si vous dites « non » ?…

Si vous êtes clair et que vous choisissez la réponse négative, affirmez-la fermement, poliment, sans agressivité, en toute connaissance de cause et de façon argumentée (si besoin) et authentique. Une réponse argumentée et authentique permet en effet à votre interlocuteur de connaitre les raisons de votre refus et ainsi de pouvoir l’accepter facilement.
Vous pourrez également proposer une alternative afin de fournir à votre interlocuteur une option qui pourrait s’avérer être un mode de fonctionnement « gagnant – gagnant ».

Par la suite veillez à respecter la réponse donnée et à aligner vos actes avec votre décision.

 

4. Faites le point sur les apports de cette nouvelle pratique

Prenez le temps de faire le point sur les bénéfices de cette nouvelle façon de décider et de répondre.

  • Comment vous sentez-vous après avoir dit « non » en pleine conscience ?
  • Quels sont les conséquences positives sur votre vie et celle de vos interlocuteurs ?…

 

5.  Dites « non » à des questions portant sur des sujets à plus fort enjeu

La bonne pratique s’est ancrée grâce à votre entrainement sur des sujet à faible enjeu, transformez-la en bonne habitude pérenne en la pratiquant désormais sur l’ensemble de vos décisions, dans tous les contextes et avec tous vos interlocuteurs.

 

6. L’affirmation de soi, n’est ce pas savoir aussi dire « oui » ?

Maintenant que vous savez dire « non » en pleine conscience, pourquoi ne pas réfléchir à la question du savoir dire « oui » ?
En disant « oui » vous pouvez exprimer vos valeurs, vos émotions, vous dépasser en acceptant la prise de risque, rencontrer de nouvelles personnes, affronter de nouveaux challenges… vous sentir bien et croître !

Je vous invite maintenant à pratiquer les étapes 2 à 5 en remplacement le mot « non », par « oui » !

——

Vous voulez apprendre à dire « non » ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)