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Piloter et réussir sa reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle est un processus long qui nécessite de la préparation et de la clarté. J’explore dans cet article quelques pistes pour permettre à tous de mettre toutes les chances de leur côté dans cette étape de leur vie.

Courbe positive

De plus en plus de personnes viennent me voir avec le désir de changer de voie professionnelle, de se reconvertir. Dans le contexte actuel, la plupart d’entre nous ne se limitent plus à une seule vie professionnelle, et ma reconversion au coaching, après 15 ans de carrière dans la logistique au sein de multinationales, en est un bon exemple.

Nous aspirons à plus et souhaitons concilier : un travail satisfaisant voir passionnant, l’indépendance, la possibilité d’apprendre, d’être un entrepreneur, la disponibilité pour être plus présent avec la famille ou les amis, les loisirs…

A ce stade de la réflexion, et considérant l’accroissement des attentes professionnelles, il est fréquent de penser évolution voire reconversion. Se reconvertir apparaît alors souvent comme une évidence qu’il convient de clarifier pour mettre toutes les chances de réussite de son côté.

La reconversion : pourquoi ?

La première chose importante à identifier est la raison pour laquelle on souhaite se reconvertir.

Quel a été l’élément déclencheur (l’arrivée d’un bébé dans la famille, un burn-out dans son précédent poste,  une expatriation, une opportunité unique à saisir, l’impression d’avoir été au bout du sujet,  la réalisation que la carrière précédente a été choisie pour ou par les autres comme par exemple: pour faire plaisir à ses parents…).

Les raisons sont multiples, elles peuvent venir désir de changement à différents niveaux : de l’environnement, de votre comportement, de vos capacités, de vos croyances et valeurs, de votre identité ou du sens que vous souhaitez donner à votre vie.

Il est important de valider également que la reconversion est un désir « d’aller vers » et non la seule envie de « s’éloigner d’ » un travail qui serait trop stressant, pas assez satisfaisant, valorisant… Car dans ce dernier cas, la motivation risque fort de ne pas être suffisante et la reconversion peut aussi ne pas être nécessaire (un changement d’environnement professionnel peut suffire).

Quelle reconversion ?

Puis il convient de clarifier sa vision professionnelle, c’est-à-dire de faire le point sur ses valeurs, ses points forts et ses limites, et de formuler cet état souhaité. Dans quel environnement, quelles capacités souhaitez-vous utiliser, sur quelles croyances et valeurs souhaitez-vous vous appuyer, en quoi cela change-t-il votre identité et le sens de votre vie ? Pour approfondir ce processus je vous invite à lire le post sur les niveaux logiques de changement et la notion d’alignement.

Votre vision de votre vie professionnelle est-elle cohérente avec ce pour quoi vous souhaitez changer ?

Utiliser votre réseau, les réseaux sociaux, les salons professionnels,…  pour rencontrer des personnes déjà actives dans le métier dans lequel vous souhaitez vous reconvertir. Identifiez les potentiels du secteur et de l’activité, les investissements personnels nécessaires et les avantages / inconvénients réels. Vous visualisez-vous positivement dans cette nouvelle vie professionnelle ? Quels impacts aura-t-elle sur votre vie personnelle, votre vie familiale ou sociale ? Est-ce un risque acceptable ?

Prenons l’exemple de Camille, récemment reconvertie au consulting en indépendant. Elle n’avait pas pris la peine de contacter des personnes travaillant dans cette activité qui auraient pu l’alerter sur la nécessaire charge de travail commercial. Elle a donc découvert après le lancement de son activité que cette démarche commerciale, qui n’est pas du tout son fort, était fondamentale pour trouver des clients. Elle se pose aujourd’hui la question du plaisir qu’elle prend dans sa nouvelle vie professionnelle.

Comment  se reconvertir?

La phase suivante consiste à identifier le « Comment » vous allez passer de votre situation actuelle à votre nouvelle activité professionnelle.

Toute prévision de changement met notamment en lumière des écarts entre vos capacités actuelles et celles dont vous avez besoin pour lancer et faire vivre votre nouvelle activité. A ce stade, Camille aurait pu identifier un écart entre sa capacité commerciale, ses compétences relationnelles actuelles et celles nécessaires puis préparer le comment y remédier, par une formation par exemple.

Si cet écart existe posez-vous la question du « Comment y remédier ? », « Comment développer les capacités nécessaires ? » et surtout sachez si vous en avez vraiment envie.

De même, soyez objectif au sujet de vos finances : vous avez construit votre business plan et les prévisions de Chiffre d’Affaires et Résultat ? Mettez ces éléments en perspective de vos ressources. S’il existe un écart, quels financements complémentaires devez-vous trouver ? Comment ?

De la même façon, comment allez-vous garantir la sécurité et l’équilibre de ce qui compte pour vous :

  • votre vie familiale (comme Sophie ayant brillamment réussi sa reconversion parce que, sans culpabilité liée aux modèles archaïques familiaux, elle a trouvé des solutions sécurisantes pour la garde de ses enfants en bas âge et que son mari la soutient notamment en rentrant plus tôt lorsqu’elle a des rendez-vous tardifs),
  • votre vie sociale (au contraire de Sébastien qui déprime de ne plus voir ses amis en raison des déplacements fréquents liés à sa nouvelle activité),
  • votre vie émotionnelle (la reconversion, comme tout processus de changement, comme toute aventure en dehors de sa zone de confort, est génératrice d’incertitude et donc de stress voire d’excitation fébrile ouvrant la porte des illusions et autres méconnaissances).

Prévoyez les deuils sur le chemin de votre reconversion et identifiez si vous et votre environnement (familial, social,…) êtes prêt à vous accompagner.

Piloter sa reconversion

Surveillez régulièrement votre degrés d’atteinte de vos objectifs, remerciez-vous de vos progrès (donnez vous des signes de reconnaissance positifs), et gardez en tête une possibilité de sortie si il s’avère que votre nouvelle activité ne vous satisfait pas, ne vous permet pas de vivre de ce que vous gagnez, est trop stressante… Gardez de la flexibilité, rien n’est jamais inscrit dans le marbre et une reconversion est une expérience personnelle extrêmement enrichissante à elle seule !

Vous souhaitez réussir votre reconversion professionnelle? Je vous accompagne…

Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

Le pouvoir de la confiance : Le facteur qui change tout

Le pouvoir de la confiance : Le facteur qui change tout, livre écrit par Stephen M.R. Covey avec Rebecca R. Merrill est un best-seller internationalement connu sous son titre anglais “The Speed of Trust : The One Thing that Changes Everything”.

L’objet de ce livre est de permettre de voir, parler et se comporter d’une manière qui instaure la confiance.

La confiance est un élément fondamental de la qualité des relations que nous nouons avec autrui.

Il est ainsi certain que l’instauration d’une relation de confiance entre le coach et son client est un des facteurs clés de succès du coaching.

Stephen M.R. Covey, expert en leadership, offre dans ce livre une analyse détaillée des facteurs de développement de la confiance et un guide pratique pour accroitre la confiance dans la vie personnelle comme professionnelle.

Il l’illustre de nombreuses citations de leaders reconnus du monde de l’entreprise, de la science, de la politique, ainsi que d’exercices pratiques…qui enrichissent la réflexion personnelle.

 

Il précise dans un premier temps que la crédibilité est un élément fondamental de développement de la confiance en soi (ce qui affecte la performance de chacun) et de la confiance accordée par autrui.

Cette crédibilité s’appuie sur 4 points liés au caractère et à la compétence :

Caractère

  • l’intégrité

    • la cohérence entre l’intention, les valeurs et le comportement
    • l’humilité
    • le courage
  • l’intention

    • l’attention sincère
    • la recherche de bénéfices communs
    • le comportement (démontrant une attention sincère et la volonté de recherche de bénéfices communs)

Compétence

  • la capacité

    • les talents
    • les attitudes
    • le savoir-faire
    • le savoir
    • le style
  • les résultats

    • passés, présents et la performance qu’autrui pense que vous aurez dans le futur
    • obtenus d’une façon qui inspire la confiance
    • servant de base au retour d’expérience, qu’ils soient positifs ou négatifs
    • communiqués à autrui

 

Il souligne que ce que l’on fait à bien plus d’impact que ce que l’on dit dans l’appréciation de ce que nous sommes par autrui et que ces comportements peuvent être changés s’il y a volonté de changement.

Il analyse ainsi l’impact de 13 comportements constatés chez les leaders auxquels nous accordons notre confiance.

Ces 13 attitudes sont :

  • parler sans détour
  • démontrer le respect
  • cultiver la transparence
  • capitaliser sur ses erreurs
  • montrer de la loyauté
  • produire des résultats
  • s’améliorer continuellement
  • affronter la réalité
  • clarifier les objectifs, les attentes
  • être responsable et développer la responsabilité chez autrui
  • écouter en premier lieu
  • respecter ses engagements
  • faire confiance

Ces attitudes sont des éléments issus du caractère et de la compétence. Elles interagissent ensemble pour créer un équilibre et ne doivent pas être poussées à l’extrême au risque de contre-productivité.

 

Il énumère ensuite un certains nombre de fausses croyances au sujet de la confiance, parmi lesquelles :

Fausse Croyance

Réalité

La confiance est “douce”.

La Confiance est “dure” et quantifiable.

La confiance est lente.

Rien n’est plus rapide.

Faire confiance aux autres c’est risqué.

Ne pas faire confiance aux autres est un risque plus grand encore.

Vous l’avez ou non.

Elle peut être créée ou détruite.

La confiance est construite uniquement sur l’intégrité.

La confiance est construite sur le caractère (qui comprend l’intégrité) et la compétence.

Vous ne pouvez pas l’enseigner.

La confiance peut être enseignée et apprise et elle devient un avantage stratégique certain.

Une fois perdue, elle ne peut plus être rétablie.

Bien que ce soit difficile, la plupart du temps, la confiance peut se restaurer.

La confiance s’établit avec une personne à la fois.

Établir la confiance avec une personne revient à l’établir avec plusieurs.

 

Il décrit les « 5 vagues de l’établissement de la confiance » :

  • La confiance en soi – Crédibilité
  • La confiance dans les autres – Comportement cohérent
  • La confiance organisationnelle – Alignement
  • La confiance de marché – Réputation
  • La confiance en la société – Contribution

 

Puis il précise que c’est faire erreur que de penser qu’une fois que la confiance est partie, elle ne peut pas être regagnée. Particulièrement s’il n’y avait aucune intention de rompre la confiance ou de nuire, bien que le comportement ait été mauvais.

Il vaut toujours la peine d’essayer de rétablir la confiance. Des excuses rapidement adressées suivies par un changement de comportement peuvent inspirer à nouveau la confiance. De même, quand d’autres ont perdu votre confiance, il ne faut pas juger trop rapidement et pouvoir pardonner rapidement.

 

Il conclut sur une note optimiste et rappelle que la confiance est essentielle à la construction d’une société prospère et à une vie privée et familiale heureuse.

Plus de détail sur “The Speed Of Trust” (site en anglais)…

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Vous souhaitez développer votre leadership ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)