Category Archives: Conduire le changement

Agir pour atteindre son objectif

“L’homme est ce qu’il fait.” André Malraux

Les actions sont les activités que vous vous engagez à prendre dans le cadre d’une stratégie menant à l’atteinte d’un objectif.

Et ... Action !

Comme le dit Confucius « Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faites-le un peu chaque jour ».

La méthode japonaise KAIZEN est ainsi largement reprise dans le monde industriel. KAIZEN Le mot kaizen est la fusion des deux mots japonais kai et zen qui signifient respectivement « changement » et « bon ». Le kaizen est un processus d’améliorations concrètes, simples et peu onéreuses réalisées dans un laps de temps très court.

 

Il y a généralement 5 types d’action :

  • Les choses générales à faire
  • Les listes à construire (Lister les 10 choses qui peuvent me permettre de …)
  • Les visions à établir
  • Les conversations à avoir
  • Les lignes directrices à établir (les 5 raisons principales qui m’amèneront à louer un local…)

Et pour maximiser les chances de réaliser les actions chacune doit être :

  • Claire : vous devez la comprendre facilement
  • Réaliste : elle vous challenge mais l’action doit être réaliste et atteignable
  • Précise : si possible chiffrée
  • Adaptée : à la stratégie et à l’objectif
  • Définie dans le Temps

Il arrive de se retrouver coincé dans la réalisation d’une action ou dans son objectif. Les conseils de Matthew Lieberman sont alors :

  • Coincé dans une action : Remonter à la vision. « Pourquoi est-ce-que je fais ça ? »
  • Coincé dans l’objectif : Descendre jusqu’à trouver un comment « Comment je peux le faire ? »

De plus, si vous vous sentez coincé c’est peut être que vous n’arrivez pas à sortir de votre zone de confort.

Et votre cerveau ne vous aidera pas ! En effet, il répond à deux instincts primitifs puissants:

  • éviter la douleur,
  • avoir du plaisir.

Lesquels instincts ne sont absolument pas satisfaits lorsque vous explorez l’extérieur de votre zone de confort et ne vous aident donc pas dans l’atteinte de vos objectifs de développement à plus long terme. Dans ce cas continuez à rester concentrer sur votre objectif et visualisez votre récompense.

Mener à bien ces actions qui vous bloquent en donnant un effort intense et en les pratiquant fréquemment. Petit à petit elles s’intégreront dans votre zone de confort.

A lire également :

Extrait de mon ebook gratuit “Neurosciences et PNL, les fondamentaux pour atteindre vos objectifs“.

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Vous voulez atteindre vos objectifs ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

Se libérer de ses injonctions parentales

Il arrive que l’on se sente, ou que les autres nous sentent, limité, mal à l’aise, effrayé, bête, voué à l’échec, froid, distant, solitaire… Ce peut être lié à des décisions prises dans l’enfance en réponse à des messages négatifs, inhibiteurs, transmis par nos figures parentales. Je vous propose de faire le tour de la questions de ces messages appelés “injonctions” en Analyse Transactionnelle.

Au travers de leur expérience en tant que thérapeutes et analystes transactionnels, Bob et Mary Goulding,  ont mis en évidence, dès la fin des années 60, que 12 thèmes fondamentaux apparaissent de façon récurrente comme étant à l’origine des décisions prises dans l’enfance.

A chacun de ces thèmes, appelés « injonctions » correspond son contraire : une « permission ». Ces injonctions, aussi appelées messages inhibiteurs sont des messages d’interdit, verbaux ou non, délivrés dans l’enfance pas nos figures parentales. A l’opposé, les permissions sont des autorisations.

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Les injonctions mises en évidence par les Goulding au travers de leur expérience de thérapeutes sont :

« N’existe pas »

« Ne sois pas toi-même »

« Ne sois pas un enfant »

« Ne grandis pas »

« Ne réussis pas »

« Ne fais pas »

« N’aie pas de valeur (à tes propres yeux) »

« N’aie pas d’attaches »

« Ne sois pas intime »

« Ne sois pas sain (d’esprit) »

« Ne pense pas »

« Ne ressens pas »

1. « N’existe pas »

Cette injonction est à l’origine, à l’extrême, de comportements adultes suicidaires, de dévalorisation et de sentiment de n’être pas digne de recevoir de l’amour.

Elle provient de menaces parentales, transmises par la brutalité ou l’indifférence, ressenties par l’enfant. Ces menaces exprimées par un parent peuvent être par exemple « Si je ne t’avais pas eu j’aurais pu faire… », « J’ai tellement souffert quand tu es né. »… ou toute phrase qui induit que la vie aurait été meilleure si l’enfant n’existait pas, n’était jamais venu au monde.

 

2. « Ne sois pas toi-même »

Cette injonction est à l’origine de comportements qui se calquent sur le modèle désigné par les parents.

Elle provient, par exemple, de parents qui souhaitaient avoir un garçon au lieu d’une fille ou qui préfère un de leurs autres enfants et de phrases exprimées par un parent comme « Tu vois l’autre petite fille, elle sait faire ça, elle. », « Tu es comme ton père, tu ne sais rien faire. »… Ou d’un parent qui habille un petit garçon en fille et joue avec lui à des activités traditionnellement de l’autre sexe.

 

3. « Ne sois pas un enfant »

Cette injonction est à l’origine de la décision précoce qu’il ne faut pas s’amuser ou avoir du plaisir. Elle peut aussi se manifester à l’âge adulte par de la maladresse avec les enfants.

Elle provient de parents qui se sentaient menacés, dans leur propre état d’Enfant, à l’arrivée de leur enfant et de phrases exprimées comme par exemple « Tu es trop grand pour faire ça… », « Les grandes filles ne font pas… », « Prends soin de tes petits frères et soeurs »…

 

4. « Ne grandis pas »

Cette injonction est à l’origine de décisions précoces qu’il ne faut pas devenir adulte, mur, sexué, réfléchi…

Elle provient de parents dont les seules valeurs sont d’être un bon père ou une bonne mère et qui ne souhaite pas voir leur enfant devenir grand et quitter le foyer et de phrases exprimées par un parent comme par exemple « Ne me quitte pas… », et également de phrases comme « Tu es trop jeune pour faire ça… »

 

5. « Ne réussis pas »

Cette injonction est à l’origine de d’auto-sabotage conduisant à l’échec dans certaines situations.

Elle provient d’un parent qui envie inconsciemment son enfant (dans son propre état d’Enfant). Les messages inconsciemment passés peuvent être par exemple « Si tu deviens plus beau, plus riche, plus intelligent, plus diplômé,… que moi, je ne t’aimerai plus. ».

 

6. « Ne fais pas »

Cette injonction est à l’origine d’hésitations continues face à la prise de décision voire d’attente que les autres décident pour soi-même.

Elle provient d’un parent qui a peur (dans son état d’Enfant) que son enfant ne se blesse, ne déclenche une catastrophe,… s’il s’éloigne et de phrases qui sont de multiples interdictions de faire.

 

7. « N’aie pas de valeur (à tes propres yeux) »

Cette injonction est à l’origine d’angoisse lorsqu’il s’agit de demander ce dont on a besoin ou d’occuper le devant de la scène dans un contexte donné (certaines personnes peuvent avoir reçu une injonction relative au domaine professionnel, d’autres au domaine familial…).

Elle provient d’un parent qui fait passer le message à son enfant que ni lui-même, ni ses besoins ne sont importants.

 

8. « N’aie pas d’attaches»

Cette injonction est à l’origine de comportements solitaires, perçus comme asociaux, d’incapacité à se sentir à l’aise dans un groupe.

Elle provient de parents qui eux-mêmes n’appartiennent pas à un groupe (par exemple : nous sommes différents du voisinage, de la famille…) ou de parents qui répètent à l’enfant qu’il est unique ; comme par exemple « Tu es timide. », « Tu es différent des autres. »…

 

9. « Ne sois pas intime »

Cette injonction peut également s’exprimer sous la forme « Ne te fie à personne » ou «  N’aime pas ». Elle est à l’origine de manque de confiance vis à vis d’autrui (des hommes, des femmes,…), voire de comportements poussant l’autre au rejet.

Elle provient de parents qui interdisent la proximité physique, le contact avec l’enfant ou de parents absents (décès, séparation…).

 

10. « Ne sois pas sain (d’esprit) »

Cette injonction est à l’origine de comportements hypocondriaques ou de maladies mentales si l’injonction est présentée dans sa variante « Ne sois pas sain d’esprit ».

Elle provient de parents qui n’avaient pas beaucoup de temps et d’énergie à consacrer à leur enfant en temps normal et qui ne se sont rendus disponibles qu’une fois l’enfant malade. L’enfant a ainsi conservé l’idée qu’en étant malade, il bénéficie de l’attention de ses parents.

Elle peut aussi être directement exprimée dans des phrases comme par exemple « Il est vraiment fragile. », …

 

11. « Ne pense pas »

Cette injonction est à l’origine de manque de clarté, de malaise au moment de la prise de décision et d’impossibilité de réflexion pouvant conduire à une solution.

Elle peut être exprimée dans les variantes « Ne pense pas à telle chose (sexualité…)», « Ne pense pas ce que tu veux, mais ce que je veux »…

Elle provient d’un parent qui ne permet pas la pensée à son enfant, la critique et la dévalorise constamment.

 

12. « Ne ressens pas »

Cette injonction est à l’origine de difficultés à ressentir les sensations physiques (la faim par exemple) et elle peut, à l’extrême, être à l’origine de psychoses.

Elle peut être exprimée dans ses variantes « Ne ressens pas tel sentiment. » ou « Ne ressens pas ce que tu sens, mais ce que je sens. ».

Elle provient de parents qui ont réprimé leurs sentiments et sensations. Elle peut être liée à tous les sentiments / sensations ou à certains sentiments / sensations en particulier. Elle s’exprime par des phrases   comme par exemple « Ne pleure pas. », « Sois courageux. », « Mange, j’ai faim », « Mets ton pull, j’ai froid »…

 

Il existe une 13ème injonction : « Ne sache pas »

Identifiée plus tard par l’analyste transactionnelle française Gysa Jaoui, cette injonction est à l’origine de passivité au moment de rechercher de l’information dont la personne a besoin pour développer un nouveau savoir. Elle peut être exprimée dans sa variante « Ne découvre pas ».

Elle provient de parents qui maintiennent leur position dominante vis-à-vis d’un enfant maintenu dans la passivité. Elle s’exprime par des regards gênés, l’absence de réponses aux questions de l’enfant ou des phrases comme par exemple « Tu sauras plus tard. », « Ce n’est pas de ton âge. », mais aussi « Je ne veux pas le savoir » …

 

Vous avez lu cet article. Prenez le temps de la réflexion. Avez-vous reconnu certaines injonctions ? Dans quels contextes se manifestent-elles ? Quels effets ont-elles sur votre vie ?

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Vous voulez vous libérer du poids de vos injonctions qui vous empêchent d’avancer ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

Repérer les narcissiques et s’en tenir à l’écart

Narcissique

Même si on en parle beaucoup, les narcissiques sont finalement assez rares et les pervers narcissiques (ceux s’amusent de la souffrance de l’autre) encore moins courants. Mais s’ils sont rares, ils n’en restent pas moins des manipulateurs extrêmement nocifs pour l’équilibre psychologique des personnes avec lesquelles ils entrent en interaction…

Je partage avec vous dans ce post quelques éléments de compréhension du fonctionnement d’un narcissique afin de vous permettre de les repérer plus facilement et vous en tenir à l’écart. Si on a le choix, on ne socialise pas avec des psychopathes ou des serial killers, de même, on ne se lie pas avec les narcissiques car dans le cas contraire les impacts psychologiques sont profonds car on a été fortement manipulé, mal-traité, ce qui impacte directement l’estime de soi.

 

1. Quelques mots sur la construction du narcissique

Le narcissisme se met en place suite à un accident dans la construction de l’estime de soi par l’enfant. Très tôt, dès le stade de prise de conscience de son existence indépendante d’avec sa mère, soit environ 6 mois. Face à des signes de reconnaissance positifs uniquement conditionnels et liés à ce qui plait à sa mère, l’enfant décide très tôt dans son enfance d’être un objet parfait aux yeux de sa mère car sinon il y a enjeu de mort pour lui qui se traduit par une profonde angoisse.

2. Repérer le narcissique adulte

De ce fait le narcissique, une fois adulte, n’entre jamais profondément en relation avec l’autre. L’autre n’existe pas, c’est un objet. Un objet positif tant qu’il contribue à sa mise en valeur et négatif, à détruire, s’il ne reste pas dans son rôle de faire valoir qui renforce le côté positif du narcissique. Le narcissique ne présente ainsi sa victime aux autres qu’à travers son propre narcissisme, pour se valoriser.

Les narcissiques ne savent que se voir, l’autre n’a pas d’existence. Ils ne peuvent avoir d’empathie. Ils n’écoutent donc généralement pas et ne font que ce qu’ils veulent. Le narcissique ne sait pas que l’autre a des besoins. Pour lui, l’autre est à son service. S’il a conscience de son pouvoir de manipulation, il n’est pas conscient du mal qu’il fait (sauf s’il s’agit d’un pervers narcissique).

Les narcissiques sont généralement des personnes séduisantes, sympathiques, cultivées et brillantes, occupant des postes de pouvoir, avec une réussite sociale notable. Ils mettent en place des stratégies puissantes pour séduire (allant jusqu’à identifier les rêves de l’autre pour donner l’illusion qu’il peut y répondre), flatter l’autre et ainsi être aimés.

La situation personnelle, familiale ou professionnelle des narcissiques semble parfaite vue de l’extérieur, rendant d’autant plus difficile la compréhension, par les proches d’une victime, du souhait qu’elle pourrait avoir de quitter le narcissique. Ce qui renforce l’isolement de la victime.

Les émotions ne transparaissent jamais dans les discussions des narcissiques parce qu’il les vit comme dangereuses pour lui, comme un risque qui pourrait le rendre vulnérable. Son discours et sa pensée prennent toute la place, ne laissant plus d’espace pour l’autre, pour l’échange de points de vue. Le narcissique garantit ainsi sa toute puissance.

Le narcissique exerce une emprise considérable sur sa victime, prise dans une relation de soumission, qui voit sa vie organisée et centrée autour des besoins de celui-ci.

3. Étapes de la relation avec un narcissique

Au démarrage de la relation, le narcissique considère l’autre, généralement en situation de dépendance, comme un bon objet. Le narcissique met en valeur la personne, la valorise, la manipule afin de la maintenir dans ce statut de faire valoir pour sa propre personne. La victime baisse la garde, s’abandonne totalement fascinée et heureuse.

Puis dès que la victime ne reste plus dans son rôle valorisant pour le narcissique, il devient un mauvais objet. Le narcissique, furieux,  va alors tout faire pour écraser la personne, avec l’objectif de la faire sombrer dans la folie.

4. Que faire ?

Si vous identifiez un narcissique, passez votre chemin, ne vous investissez pas dans la relation !

Si vous êtes en relation avec un narcissique vous êtes probablement dans un état de confusion, de bouleversement émotionnel (et ressentez probablement une forme de culpabilité, de peur, de honte relative à votre situation actuelle), cherchez le support de proches et d’experts (juridiques, psychologiques…), prenez soin de vous : développez l’affirmation de vous-même, reconstruisez l’estime de vous-même, celle-ci a été durement touchée.

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Vous êtes en contact avec un narcissique et souhaitez vous protéger ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)