Faire confiance à son premier jugement ne serait pas toujours une bonne idée…

Et si finalement l’intuition ne nous aidait pas toujours à prendre les bonnes décisions ?

Les neuroscientifiques ont mené des recherches sur le sujet et mis en évidence que nous aurions plutôt intérêt à inhiber notre premier jugement sur une situation (résultats d’études communiqués sur le Journal of Neuroscience et Nature Neuroscience).

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Inhiber nos premières réponses intuitives, car nos cerveaux sont tous simplement très sensibles, d’une part au contexte dans lequel nous sommes amenés à juger (par exemple : si le cadre de la réunion est agréable, notre sens critique peut être mis à mal) et d’autre part de notre confiance en notre capacité de jugement (par exemple si nous nous évaluons comme expert d’un domaine, nous aurons tendance à ne pas écouter les avis divergents).

Nous attribuons plus ou moins de valeur aux objets, personnes, situations et ceci au sein d’une zone particulière du cerveau, au sein du cortex préfrontal : le cortex préfrontal ventro-médian. Cette zone qui évalue sans cesse les éléments de nos quotidiens est particulièrement impliquée dans la régulation des émotions, la prise de décision, le « déconditionnement » des habitudes

Les récentes études menées sur le sujet montre que plus une personne va avoir confiance en ses choix, plus elle va émettre une position tranchée sur un sujet. Alors qu’au contraire, une personne n’ayant pas confiance en sa capacité à apporter une réponse fera des choix plus nuancés. Une trop forte confiance nous conduit donc réduire  le temps que nous consacrons à analyser les données du problème qui nous est présenté et ainsi apporter une solution beaucoup moins juste. Nous avons dans ce cas une vision biaisé de la réalité. Ce biais c’est celui mis en évidence par Alfred Korzybski lorsqu’il nous dit que « La carte n’est pas le territoire. », que notre perception de la réalité n’est pas la réalité, mais une vision issue de nos croyances sur nous-même, les autres, le monde…

J’ai ainsi assisté récemment à un échange entre deux collègues lors d’une réunion. Le premier faisait part d’une de ses problématiques et des décisions qu’il avait prises en vain pour la résoudre. Le second lui coupa rapidement la parole en lui disant « Tu sais pourquoi : tu as tort dans ce que tu as fait ! Je sais comment tu dois t’y prendre ! Écoutes… ». Dans cet échange, la seconde personne s’est rapidement fait une idée du problème de son collègue sans l’avoir vraiment écouté, sans connaître les données nécessaires à la décision. Elle n’a pas inhibé le fonctionnement automatique de son jugement et a immédiatement donné une solution, … qui n’est pas la bonne. Mais il avait tellement confiance en elle-même…

Combien de fois par jour assistons nous à ce type d’échange, au bureau, dans nos familles, dans nos cercles d’amis…. Pour constater que les décisions prises répondent souvent partiellement ou pas du tout au problème. Si nous devions muscler une capacité en lien avec notre leadership, je pense que c’est celle-ci : la capacité d’inhibition de nos réponses immédiates ! Et si nous nous rendions disponibles pour écouter l’autre et ne pas immédiatement le juger ou juger sa situation en inhibant nos réponses les plus automatiques, nos décisions les plus immédiates ?

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Vous voulez apprendre à prendre de meilleures décisions ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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