Comment dégager le meilleur du collectif

La dimension collective est partout, dans nos familles, nos cercles d’amis, nos entreprises et nous sommes de plus en plus nombreux, coachs, formateurs, managers,… à accompagner cette dimension au sein des organisations afin d’en faire émerger le meilleur. Cette dimension, c’est celle du 1+1=3, celle de l’« intelligence collective », celle dans laquelle nous misons sur le travail commun pour nous développer.

Intelligence CollectiveQui n’a pas remarqué la multiplication des réunions, visios, séminaires d’échange au sein des organisations… Tout cela part généralement d’une intention positive de mise en commun des intelligences creuset de cette « intelligence collective » tant convoitée. Pourtant, il suffit de rester 5 minutes à proximité d’une machine à café à l’heure de pause pour entendre des commentaires comme « Encore une réunion qui ne sert à rien… » ou « J’en ai assez de me retrouver 2 heures coincé dans une salle de réunion tous les lundis pour ne rien apprendre et ne pas pouvoir faire avancer mes sujets. » voire « C’est toujours Jean Michel qui donne son avis sur tout, pourtant il n’y connait rien ! »… Sans compter qu’après coup la présence en réunion peut tacitement valoir consentement sur ce qui y a été abordé. Tout cela semble bien éloigné des bénéfices associés à l’intelligence collective.

L’intelligence collective nait du volontariat et de la motivation à échanger, faire avancer un sujet. Mais elle ne nait pas du seul rapprochement de personnes, de la seule addition des idées. Elle nécessite la prise en compte de la dimension relationnelle et de la dynamique de groupe. Pour cela la mise en œuvre d’un cadre strict maintenu fermement par une personne : un animateur ou un facilitateur dont c’est l’unique rôle. Ce cadre strict peut être surprenant pour les membres du groupe car il n’est fréquemment pas explicite dans les organisations. Souvent, je croise des regards surpris ou observe des réactions de rébellion lors des premiers contacts de certains membres d’un groupe avec ce cadre, perçu à tort comme une expression d’autorité. Pas étonnant car chaque personne vit alors une expérience parfois inconfortable, souvent inédite et bien loin des modèles de compétition, de volonté absolue de faire avancer son idée… Le rôle de l’animateur – facilitateur n’est ainsi pas un rôle d’autorité mais un rôle rigoureux visant à communiquer et maintenir les règles de fonctionnement permettant la protection du groupe et la création d’un espace d’expression équitable pour tous au sein duquel le lâcher prise et la confiance pourront émerger.  Cet animateur – facilitateur n’a pas d’objectif quant au contenu produit par le groupe, il n’a pas d’avis et reste neutre. Il n’a pas d’objectif de résultat mais un objectif de respect du processus. Son rôle est également de considérer les manifestations d’inconfort voire de rejet de membres un groupe. Celles-ci, lorsqu’elles sont adressées, étant une matière essentielle pour avancer vers une nouvelle étape dans l’intelligence collective.

L’intelligence collective est un processus stratégique dans les contextes contemporains de nos organisations. Elle prend place sur un axe de temps différent (certains de mes clients parle de bulles de ressource dans leurs agendas surchargés). Elle agit sur le développement de la conscience de la dimension systémique, de la confiance, de la solidarité et de l’innovation et ainsi facilite et accroit l’efficacité des processus de l’organisation.

Vous souhaitez développer l’intelligence collective au sein de votre organisation ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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