Et si nous arrêtions d’être débordés ?

A la question rituelle « Comment vas-tu ? », j’entends souvent et m’entends également souvent répondre « Ça va, mais je suis débordé(e)… ». Lorsque cette réponse devient elle-même rituelle, c’est le signe que nous sommes « overbookés », « débordés », « sous l’eau », « saturés »… : pas moyen de travailler entre deux réunions, de programmer un déjeuner avant 3 semaines, même les week-ends et nos soirées sont denses… Et dans ce contexte la gestion du temps devient une compétence recherchée afin de faire rentrer au chausse-pied de nouvelles activités dans nos planning saturés…

Arretons de penser qu'etre deborde c'est signe de professionnalisme

Alors si cela semblait une bonne stratégie de remplir son agenda parce que cela semble donner une image de professionnalisme, d’importance, de dynamisme voire d’efficacité, cela n’a finalement que peu de sens et peut être le révélateur de comportements « quasi-addictifs » bien moins valorisants :

  • Ce peut être le signe que nous ne savons pas gérer notre temps, … donc notre vie comme nous le souhaitons. Oui, les temps sont durs, les exigences des entreprises sont de plus en plus grandes, les enfants ont besoin de nous, nous avons besoin de voir nos amis… Mais finalement la plupart d’entre nous n’a pas besoin d’être tout le temps super débordée… Un agenda (trop) rempli peut au contraire être un signe de difficulté à dire non, de procrastination (nous faisons beaucoup, mais pas ce qui doit être fait), de difficulté à identifier et gérer ses priorités…
  • Ce peut également être un révélateur d’un manque de confiance en soi. Être débordé, pour certains, équivaut à être important, à pointer les projecteurs sur soi en disant « regardez à quel point je suis un professionnel dévoué, motivé, engagé… » sans vraiment en être sûr soi-même. Or, plus les risques de confondre estime de soi et réalisation professionnelle sont élevés et plus la possibilité de burn out s’élève. Alors, même si remplir son agenda peut faire se sentir à court terme plus vivant que jamais, c’est un comportement très risqué pour la santé sur le long terme.
  • Ce peut être un bon moyen de s’attirer l’intérêt des autres. Quoi de plus appréciable pour certains « débordés » que de susciter l’intérêt voire l’inquiétude de ses proches qui craignent que l’épuisement professionnel ne frappe.
  • C’est très certainement le meilleur moyen de griller ses ressources créatives et son efficacité professionnelle. Les plus grandes inventions n’ont pas été faites par des personnes débordées, mais par ceux qui savent que la créativité se cultive. Léonard de Vinci déjà nous invitait à prendre le temps et revenir par la suite à nos projets : « Sachez vous éloigner car, lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr. ».

Alors je vous propose de faire l’essai de ne plus répondre que vous êtes débordés et de ne plus l’être ni le rechercher… Et au lieu de cela de mettre en place des  habitudes qui nous servent comme par exemple, les 7 éléments nécessaires à un cerveau en pleine forme. Et rendez-vous dans quelques mois pour un premier bilan des changements positifs que vous pourrez constater chez vous, dans votre vie professionnelle, chez les autres…

Vous souhaitez prendre un nouveau départ dans la gestion de votre temps ? Je vous accompagne…

Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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3 réponses

  1. Elise dit :

    Merci pour cet article. Au plaisir de vous lire !

  2. Monique PIERSON dit :

    Bonjour Caroline,
    Un vrai plaisir pour moi que de lire votre post ! Je suis la 1ère à dire que si la gestion du temps était le remède, comme beaucoup le prônent, il y a longtemps que le problème de la surcharge de travail serait résolu !
    Accepteriez-vous de me rejoindre sur LinkedIn et que penseriez-vous d’un lien croisé entre nos blogs ?
    Bien cordialement,
    Monique

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