Les jeux psychologiques… on s’en sort comment ?

Au bureau, en famille ou ailleurs, nous participons fréquemment à des jeux psychologiques, qui nous font danser dans le triangle dramatique décrit par Stephen Karpman, Analyste Transactionnel.

Triangle de Karpman

Triangle de Karpman

Au bureau, cela peut prendre la forme de multiples suggestions à un collègue pour se sortir d’une situation problématique qu’il rencontre, lequel contrera chacune d’elles par un « Oui,… mais…. » qui amène l’autre à chercher encore et encore une suggestion jusqu’au moment où cela finit par quelque chose comme « Ah tu m’embêtes à la fin, trouves ta solution tout seul ! ».

Ou encore d’une situation dans laquelle un collègue joue sur les mots alors qu’on lui annonce qu’il n’a pas respecté le délai négocié avec son manager pour rendre son dossier. Ce collègue pourrait dire à son manager « Ah bon, je ne vous ai pas rendu mon dossier en temps ?… Pourtant, il me semble que la dernière fois avec Monsieur x vous aviez accepté un retard de 3 jours ! »

Voire des échanges comme : « Hier, vous m’avez dit avoir négocié un traitement immédiat du litige z avec le fournisseur et vous dites aujourd’hui que rien n’est fait ?!! » «Oui, hier le fournisseur m’a dit commencer le traitement du litige, j’ai cru bon de vous en faire part, ça m’apprendra…. »

Jeux psychologiques

Dans ces jeux psychologiques, nous retrouvons toujours une séquence de 6 étapes que Eric Berne, fondateur de l’Analyse Transactionnelle a mis en évidence en déterminant la « Formule J » (comme Jeu) :

Appât + Point Faible = Réponse → Coup de théâtre → Moment de confusion → Bénéfice

Si l’on reprend le premier exemple ci-dessus, l’appât serait donné par le collègue se trouvant au cœur d’une situation problématique. Le point faible serait le désir d’aider une personne en difficulté chez le second collègue. Ce point faible l’amène littéralement à mordre à l’appât. Il commence ainsi à répondre en faisant part de ses suggestions puis s’en suivent une série de transactions, d’échanges entre les deux ,qui peuvent durer quelques secondes, voire des jours, des mois ou des années dans certains jeux, jusqu’au coup de théâtre. Le coup de théâtre est caractérisé par un changement de rôle dans le triangle de Karpman. Si auparavant le premier collègue se plaçait en Victime et le second en Sauveteur, notre second collègue, lassé et passablement énervé fasse au rejet de toutes ses suggestions, va endosser le rôle de Persécuteur en lui disant de trouver sa solution tout seul.

L’instant d’après c’est la confusion, un moment de surprise où l’on peut se demander « Mais qu’est-ce qui se passe ? » puis dans la foulée chacun collecte son bénéfice négatif : un sentiment négatif personnel au goût amer que chacun connait bien, appelé sentiment parasite ou racket, et le renforcement d’une croyance négative sur soi, les autres ou la situation comme ce pourrait être ici pour le premier collègue « De toute façon c’est toujours pareil personne ne me comprend. ».

Contrairement aux apparences à court terme, il n’y a pas de gagnant dans les jeux psychologiques. Ce qui est généralement obtenu ce sont des dommages importants sur la relation mettant en péril sa pérennité et peut avoir des impacts significatifs sur la productivité au travail.

Nous jouons tous. C’est un mode de structuration de notre temps et cela permet de collecter des signes de reconnaissance négatifs dictés par notre économie des signes de reconnaissance.

Alors, comment sortir de cette habitude ?

S’il est impossible de ne pas jouer du tout, il est possible de limiter les jeux et leur impact négatif. Pour cela, la première étape consiste à prendre conscience de son rôle et des rôles joués par les autres dans un triangle dramatique. Des questions comme celles établies par John James, dans son article « Le plan de Jeu » nous aident dans cette prise de conscience de nos jeux psychologiques en lançant notre Adulte dans l’analyse :

  • Qu’est-ce qui m’arrive encore et toujours ?
  • Comment cela commence-t-il ?
  • Qu’arrive-t-il ensuite ?
  • Et ensuite qu’arrive-t-il ?
  • Comment cela finit-il ?
  • Qu’est-ce que je ressens après ?

Cette série de questions permet la prise de conscience nécessaire pour passer à l’étape suivante d’identification de ce que nous pouvons faire différemment. Il est intéressant de reprendre chacune des questions et d’identifier ce que l’on s’engage à faire différemment à chaque étape.

Pour d’autres options je vous invite à vous référer à la conclusion de mon article : Comment éviter les jeux psychologiques avec le triangle de Karpman ?

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Vous voulez améliorer vos relations au travail (ou ailleurs) ? Je vous accompagne…Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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