3 étapes pour une détox mentale

Les découvertes au sujet de la plasticité cérébrale ont révélé que nous pouvons créer de nouvelles connections cérébrales même à l’âge adulte. Nos habitudes sont ancrées en nous au travers de connexions cérébrales. Nous ne sommes ainsi pas lié à un destin prédéterminé. Nous avons la possibilité d’influer sur nos habitudes. Il est possible de remplacer nos habitudes négatives par des modes de fonctionnement, des ressentis émotionnels ou des pensées qui nous aident dans nos quotidiens et qui contribuent à notre développement. En faisant cela nous nous ouvrons la possibilité d’accéder à des relations plus satisfaisantes avec les autres ou soi-même, à des zones d’excellence insoupçonnées et à soulager nos quotidiens d’une bonne dose de stress, lequel a un impact positif direct sur notre santé.

Detox mentaleIl est, d’autre part, beaucoup plus facile de créer une nouvelle connexion cérébrale, une nouvelle habitude, et de la pratiquer régulièrement pour la pérenniser, que de détricoter les anciennes connexions cérébrales. C’est un peu comme un nouveau chemin que l’on emprunterait pour la première fois en alternative à la grande route que nous prenons depuis des années lors de nos balades. Au début, ce nouveau chemin est étroit et il peut nous être difficile de progresser. Mais au fur et à mesure celui-ci s’élargit et devient de plus en plus confortable, jusqu’à pourquoi pas devenir lui-même une route. L’ancienne route, n’étant plus fréquentée, elle devient impraticable, la nature ayant repris ses droits…

Par détox mentale j’entends un entrainement du cerveau permettant d’identifier quelles nouvelles habitudes nous aideraient et d’ancrer celles-ci durablement pour créer cette nouvelle route que nous voulons emprunter.

1. Accéder à la pensée

Les pensées négatives ont un effet direct sur notre capacité de penser. Elles sont généralement sources de confusion et de stress et vont mettre en œuvre une zone cérébrale que l’on appelle le système limbique, siège des émotions et notamment de la peur. Or si cette zone est utile pour repérer les problèmes et nous alerter sur ce qui ne va pas, elle ne permet pas d’accéder à la pensée. Cette faculté s’exerçant dans une toute autre zone : le cortex préfrontal, siège de la pensée, de l’organisation face au changement, de l’atteinte d’objectifs, de la mise en place de plans d’action et de la décision.

Donc pour pouvoir identifier les nouvelles habitudes aidantes, il est avant tout nécessaire de faire taire les pensées négatives ou « encombrantes » et ainsi faire de la place dans notre cortex préfrontal. Un petit exercice simple s’avère pour cela très utile. Je vous invite à en faire l’expérience. Il s’agit d’identifier les pensées négatives unes par unes, de reconnaitre ce que l’on ressent au sujet de cette pensée et de se dire « pour l’efficacité de cette session de travail, je  mets cette pensée de côté. ». Cela vous permettra de vous en dégager le temps de mettre en place des stratégies de développement positif à plus long terme.

2. Identifier les nouvelles habitudes aidantes

Pour cela modifiez votre mode de pensée au sujet de votre situation et passez du mode “problème” au mode “solution”. Quand nous prenons la décision “d’aller vers” la réalisation d’un objectif (en disant par exemple : « Je veux respirer à pleins poumons » au lieu de « Je veux arrêter de fumer. »), nous changeons de mode cérébral et passons du système limbique au cortex préfrontal. Il est alors possible d’accéder à la réflexion créative, d’identifier de nouvelles options et opportunités. Nous sommes également plus ouverts à la collaboration avec les autres puisque nous ne sommes pas sous l’emprise d’une menace. Nous faisons l’expérience d’émotions, de sentiments et de comportements positifs comme la joie, le bonheur, la motivation et la curiosité.
Au contraire, lorsque nous sommes dans l’état “éviter de” (en disant par exemple « Je veux arrêter de fumer. »), nous avons accès à moins d’options, réagissons de manière réflexe et non créative. Alors nous ressentons une multitude de sentiments et émotions négatifs comme la peur, la colère, la frustration, la confusion, la honte …

3. Les ancrer durablement

Pour ancrer une habitude durablement il convient d’emprunter le nouveau chemin un certain nombre de fois. Identifiez les actions qui contribuent à la consolidation de votre nouvelle habitude et planifiez-en la réalisation dans vos quotidiens. Vous trouvez que c’est trop dur ? C’est un bon signe : celui de votre sortie de zone de confort, de votre développement ! Sachez qu’une fois votre nouvelle habitude ancrée, une routine est stockée dans une partie du cerveau appelée les ganglions de la base. Les ganglions de la base reconnaissent stockent et répètent les routines en mode pilote automatique, sans avoir à penser à ce que l’on fait, sans effort…

Vous souhaitez développer de nouvelles habitudes positives ? Je vous accompagne…

Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

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6 réponses

  1. Florence dit :

    Merci beaucoup pour cet article. J’ai essayé et effectivement ça marche. Quand j’ai transformé mes pensées problèmes en pensées solutions, je me suis sentie plus sereine et plus confiante. Aborder un problème dans cet état d’esprit est quand même bien plus efficace.A bientôt
    Florence

  2. bengelloun dit :

    En un article j’ai fait un bon quantitatif énorme qui m’a permis de mettre en cohérence un certain nombre de connaissances disparates! merci pour cet article hautement instructif !

  3. LE VERN Yvon dit :

    Merci Caroline pour ces conseils que vous prodiguez avec tant de talent, et, quelque part, d’altruisme. Vous m’avez beaucoup apporté. Merci ! Bonne année 2015

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