Expatriation ? Comment prendre la décision de partir ou de rester ?

Il y a quelques mois j’ai ouvert une tribune sur ce blog afin de vous faire profiter de nouveaux points de vue et apports sur les thèmes qui me sont chers.

C’est au tour de Stéphanie Y, ou Madame Pourquoi, du blog Cadre&Zen, qui apporte ses idées pour mieux vivre la décision de mobilité internationale.

Elle m’avait gentiment ouvert sa tribune il y a quelques mois de cela lors de notre rencontre virtuelle… Je fais donc une parenthèse pour sortir des sujets traditionnels de mon blog et je me lance donc chez Caroline pour ce post, sur un sujet qui lui tient très à coeur et qui me concerne particulièrement en ce moment : la mobilité internationale. J’ai pour habitude d’écrire des articles basés sur des techniques PNL dans Cadre&Zen, mais aujourd’hui, sans tomber dans le sentimentalisme, j’ai décidé de me confier sur le sujet du travail à l’étranger.

Expatriation

En effet, après 10 ans de vadrouille professionnelle, me voilà de retour en France, mon pays natal, un pays que finalement je connais si mal… Je vous fais l’histoire en synthétique : ROUEN -> Seattle -> Rouen -> Washington DC -> Rouen -> Le Havre -> Toronto -> Le Havre -> Toronto -> Deauville -> Québec -> Paris -> Genève -> Lausanne -> Genève -> ROUEN. Entre Seattle et le dernier Rouen il s’est écoulé 14 ans ! La plus longue de mes expériences à l’étranger a duré 6 ans. En gros, les villes françaises représentent mes études et les villes étrangères mes jobs (d’été) puis ma carrière.

Puis 2012 est passée par là, avec de graves événements m’obligeant à une remise en question existentielle profonde. 2013 : ma société ferme, mon mariage échoue et me voilà déterminée à penser à moi, de retour dans ma ville natale, pleine de tout et de rien ! Avec mon expérience des retours et des départs, je me permets de vous jouer la complainte du «job-trotter» : s’expatrier c’est à la fois le plein et la solitude, la richesse et la misère. C’est être à la fois unique et personne ! C’est un statut un peu bâtard qui colle à la peau pour toujours. Je ne serai jamais ni Canadienne, ni Suisse et je ne serai jamais totalement Française non plus. Où vivre alors maintenant ? Où habiter ?

Car ce que l’histoire ne dit pas c’est : où serai-je dans 12 mois ? Installée définitivement en Suisse afin de capitaliser un engagement de 6 ans ? Résidente permanente au Canada, mon pays de coeur ? Ou près des miens, de ma soeur qui m’ont tant manqués – en France ? Qui va gagner entre mes racines, mon rêve d’adolescente et la sagesse ? L’expatriation n’est-elle qu’illusoire et ne finit-elle pas de creuser un vide existentiel déjà existant et cause du premier départ ? Le coeur a-t-il vraiment ses raisons que la raison ignore ? Ou bien notre héritage familial, nos réflexes archaïques d’espèce humaine, sont-ils plus forts que la vie rationnelle ? Ce sera le sujet de mon mémoire de Maître Praticien en PNL : «Comment je sais que je prends la bonne décision ?».

En attendant d’avoir la révélation, j’applique des petites choses toutes simples. D’abord, je suis le conseil judicieux de l’une de mes camarades de PNL qui est coach et qui a connu une situation similaire : suivre ou pas son mari dans son projet d’une nouvelle expatriation pour sa carrière. Elle s’est rongée les sangs pendant des mois avant de me dire qu’elle avait fait le choix de ne pas faire de choix ! Quelle décision intelligente… C’est à dire que tant que rien n’est sûr et concret, elle vit l’instant présent et ne se pose plus de questions.

Et pour vivre l’instant présent j’utilise mon canal de prédilection (terme PNL). Je suis auditive. Alors tous les matins, en me levant j’écoute des musiques qui me stimulent. Si j’étais visuelle, j’irais me promener tous les jours et je regarderais la nature pour m’apaiser. Et si j’étais kinesthésique, je ferais des activités qui m’aident à me connecter avec mon corps. Je ferais en sorte de me «sentir» dans un cocon.

Je suis également très à l’écoute de mes rêves et je m’interroge sur la symbolique de leurs messages chaque matin. Les soir en me couchant, j’oriente mon inconscient pour la nuit en lui demandant de me «montrer» dans mon sommeil ce qui serait bon ou important pour moi. Selon les nuits, je récolte des indices ou pas. Mais j’accueille tout ce que mes pensées et mon état physique (mes émotions) me manifestent.

Cartes OHDernière astuce : j’utilise des cartes OH. Ce sont des cartes avec des mots et des images qui en coaching permettent d’exprimer de façon consciente des idées, des sentiments enfouis. Je tire 3 cartes «mots» que j’assemble à 3 cartes «images». Puis ensuite je me demande ce qu’elles pourraient bien vouloir dire pour moi. Chacun aurait une interprétation différente. C’est ça qui est magique ! Elles ouvrent à la communication interne et permettent de mettre des mots sur nos logiques intérieures du moment.

Voilà comment je travaille seule, sur moi-même, dans l’espoir de prendre la bonne décision le moment venu. Je fais très attention à mon attitude. Je suis patiente, j’observe, je collecte des indices émotionnels et probablement qu’avec le temps et assez d’informations je serai en mesure de prendre la bonne décision. Et comme je crois beaucoup à la «loi de l’attraction», je mets un point d’honneur à rester active même de loin sur les 3 fronts (mes 3 options)… Je pense que les événements de la vie, les opportunités me montreront le chemin !

Stephanie Y, Madame Pourquoi

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3 réponses

  1. Claire Louis dit :

    Merci beaucoup de ce partage plein d’humanité…
    Il y a des « laissé sentir » que la pnl ne peut plus « décoder », je pense…
    Pourtant, outil fondamental dans l’exploration de soi même, je trouve qu’à un moment donné, le Soi n’a plus besoin de cet outil… Il Est 😀
    A tous les équilibristes de la vie, je nous souhaite du mouvement permanent pour coexister entre Soi et soi même, entre Soi et l’Autre et entre Soi et la Vie…
    Belle journée

  2. C’est très juste et à ce sujet que j’écrirai ma réponse 😉

  3. Stéphanie dit :

    J’ai une idée sur le sujet que je partagerai justement dans la suite de l’article !

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