Droit à l’erreur et permission de réussir

« La plus grande gloire de l’existence ne repose pas dans la réussite constante, mais dans l’élévation après une chute. » Nelson Mandela

Aujourd’hui je me penche sur la question de l’échec, du droit à l’erreur et de la résilience. En effet, comme le précise Nelson Mandela au travers de cette citation, non seulement il est envisageable d’avoir des échecs, de commettre des erreurs dans la vie, mais en plus ce serait de ceux-ci que nous tirerions les plus grandes gloires.

Comment transformer un échec en une opportunité ? Pourquoi l’échec constitue les fondements de la réussite? En quoi réussir ses projets de changement (et donc risquer d’échouer sur le parcours) accroit le bien être et la longévité ? … Voici les thèmes que j’aborderai dans ce post’.

Droit à l'erreur et permission de réussir

1. Quelques constats

L’erreur est humaine

L’erreur est la preuve de notre conscience donc de notre humanité. Nous avons maintenant le choix d’utilisation de cette conscience de l’erreur en optant soit pour le déni soit pour l’action.

Le succès a lieu en dehors de notre zone de confort

Il est donc souvent nécessaire de faire les choses un peu différemment d’essayer de nouvelles méthodes, bref : de prendre des risques. La prise de risque est la condition de tout processus de changement et si elle conduit souvent au succès et à la réalisation d’objectifs, elle induit la possibilité d’échec.

L’énergie dépensée pour cacher ses erreurs est perdue

L’énergie qui est généralement consacrée à dissimuler les erreurs, jusqu’au déni de celles-ci, est « perdue » alors qu’elle aurait pu être utilisée pour mettre en place une solution positive et avancer.

L’échec génère la peur de rejet social

Dans notre société, l’individu s’accroche souvent à une idée d’obligation de perfection. Il attribue à l’échec ou à l’erreur l’idée de faute, de culpabilité, de non respect d’une sorte de morale collective obligeant à la perfection sous peine d’exclusion, ce qui rend d’autant plus difficile le changement de ces croyances.

Kathryn Schulz, journaliste et essayiste américaine précise dans son livre « Cherchez l’erreur » que  » Le souhait de quitter le monde constitue l’une des réponses récurrentes aux erreurs que nous commettons (…). Comme si une faute pouvait réellement nous priver de visage ; comme si être en tort risquait d’effacer notre identité. ».

Philippe Rambaud présente par ailleurs bien ce besoin de reconnaitre l’erreur, l’échec, au travers d’un TED Talk, sur « Rebondir après une faillite« . Il partage cette idée d’arrêter le déni collectif et donc individuel autour de l’échec : « J’ai un rêve : celui qu’on ai plus jamais honte de dire qu’on a fait faillite ».

 

2. Quelques pistes pour changer de perspective

Reconnaissez l’échec

Pensez-vous sérieusement que les chercheurs, inventeurs, sportifs et grands noms du management n’ont jamais commis d’erreur ? Non, l’erreur fait partie du processus de création donc de la vie en général… Échouez et admettez-le, vous survivrez, même si la situation parait catastrophique. Plus vite vous sortez du déni et admettrez l’échec, plus vite vous pourrez apprendre de cette expérience, rechercher activement des solutions, les mettre en place et grandir.
Reconnaissez votre échec , dites-vous »Je peux faire des erreurs, je suis humain. » et que « faire des erreurs et échouer font partie du chemin menant au succès ».

Capitalisez

Si l’échec sans action consécutive est une voie sans issue, il n’en est pas de même du retour d’expérience. Le retour d’expérience est une porte ouverte qui donne le pouvoir d’apporter des mesures correctives et de pourvoir se remettre à l’œuvre. C’est une possibilité d’apprendre de ses erreurs, par exemple de savoir reconnaitre les situations nécessitant plus de vigilance, de changer son comportement ou ajuster ses priorités. L’échec seul, au contraire, provoque l’usure de la confiance en soi et de l’estime de soi, le manque de motivation pour progresser, et mène inévitablement à un faible niveau de réalisation. Posez vous donc la question : « Que puis-je apprendre de cette expérience ? », « Que puis-je faire différemment la prochaine fois afin de le pas répéter les même erreurs? »

Si vous vous habituez à penser qu' »il n’y a pas d’échec seulement du feedback« , vous n’échouerez plus. Si vous vous habituez à considérer les échec comme des occasions de retour d’expérience qui vous sont bénéfiques dans votre chemin vers le succès, alors vous aurez du succès sans trop d’effort. Comme le dit Kathryn Schulz dans un TED Talk : « Les regrets ne nous rappellent pas que nous avons mal fait. Ils nous rappellent que nous savons que nous pouvons mieux faire. ».

Mettez votre petit perfectionniste de côté

C’est OK de n’être pas parfait. C’est également OK que les autres ne soient pas parfaits. Je vous invite à lire les éléments sur le message contraignant « Sois Parfait » . Si vous reconnaissez que ce message contraignant prend beaucoup de place dans votre vie, prenez peu à peu conscience de son aspect négatif et mettez de côté votre petit perfectionniste lorsqu’il n’influe pas de façon positive.

Apprenez à intégrer ou refuser les signes de reconnaissance négatifs

Je vous invite à faire le point sur votre diagramme des signes de reconnaissance et ainsi identifier comment vous donnez, recevez, acceptez, refusez des signes de reconnaissance conditionnels (relatifs à ce que vous faites) et inconditionnels (relatifs à qui vous êtes).

 

Une fois la perspective modifiée, il est possible de laisser tomber les attentes surdimensionnées qui mettent une pression déraisonnable sur soi-même. Il est alors possible de reconnaitre ses erreurs et d’apprendre d’elles.  Puis de lâcher prise, de laisser tomber les doutes sur soi-même, la honte, la culpabilité liée à l’échec qui ne sont pas des émotions authentiques et ne vous aident pas à trouver des solutions.

 

3. Les bénéfices du droit à l’erreur

Empathie

Lorsque l’on admet ses erreurs et échecs et que l’on sait que l’on a toujours de la valeur, il est possible d’accepter les erreurs des autres plus facilement, de mettre de côté un perfectionnisme qui plombe la relation et de développer son empathie.

Réflexion

L’échec est une occasion de réflexion sur ce qui c’est mal passé et sur ce qui doit être fait différemment la fois suivante. Par exemple : fixer des objectifs sous son contrôle, atteignables, reconnaître les opportunités et les saisir, adopter différent points de vue pour penser de façon plus créative… Cette capitalisation apporte de la richesse.

Résilience

L’échec nous permet de développer notre résilience, de gérer le stress plus facilement et positivement. Son expérience et le fait de savoir qu’il est possible, avec méthode, de rebondir sur un échec renforce l’individu.

Détermination

L’échec développe la détermination. Après un échec et une capitalisation sur les erreurs, une personne se remettant en selle sera deux fois plus déterminée.

Opportunités de changement

L’échec créé une opportunité de nouveau départ, de faire les choses différemment, en prenant en compte, pourquoi pas, ses envies et surtout d’une façon nouvelle, créative, que vous n’auriez sûrement jamais imaginée avant.

Zone de confort

C’est par l’expérience et donc aussi l’échec ou l’erreur que la zone de confort se développe rendant plus facile la réalisation des mêmes actions dans le futur.

 

4. Les apports de la réussite

Selon le professeur Ian Robertson, du Trinity College à Dublin, « Le succès est probablement la seule chose importante dans la formation de la vie des individus. ». Il précise que « Le succès augmente le taux de testostérone, qui à son tour accroit le niveau de la dopamine qui va stimuler le système cérébral de récompense, nous faisant ainsi nous sentir mieux. ».

De plus le succès en modifiant l’équilibre chimique du cerveau, rend l’individu en faisant l’expérience plus concentré, plus vif, plus confiant en lui-même et persévérant.

Et il semble aussi que le succès soit facteur de longévité. Ainsi, les prix Nobels primés vivent en moyenne 2 ans de plus que les nominés, les acteurs à succès d’Hollywood primés aux Awards vivent en moyenne 4 ans de plus que les autres…

 

5. Que faire maintenant ?

Vous avez échoué et savez que vous devez maintenant considérer cet échec comme une opportunité de retour d’expérience et une opportunité de faire les choses différemment . Je vous invite maintenant à mettre en place un certain nombre de principes dans vos projets de sorte à limiter les risques dans le futur. Vous trouverez dans mon ebook « Les fondamentaux pour atteindre vos objectifs » ces principes vous permettant d’atteindre vos objectifs et de réussir…

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Vous voulez rebondir après un échec ? Je vous accompagne…
Caroline Carlicchi – Coach Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

 

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3 réponses

  1. Salut Caroline,

    Je vais finir par ne plus acheter de livre. Ton blog est une véritable mine d’or.
    J’ai vu que tu seras sur Montigny le 26, j’y serai surement aussi…

    A bientôt

    Jordane de MonBonPote.com

  1. 14 octobre 2013

    […] en période de stress ou de blues, vous pointant du doigt ce que vous considérez comme des erreurs, des échecs, de la méchanceté de la part des autres… Au lieu de rester dans cette voie […]

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