Etre à l’écoute de ses émotions

Faisons le point sur les émotions, elles nous accompagnent au quotidien depuis notre plus tendre en enfance. Pourtant les connaît-on bien ?

Elles sont parfois directement exprimées au travers de colères, de pleurs, de rires, de tremblements… Mais elles sont aussi internes.

Les émotions sont une forme d’énergie qui circule dans le corps. Elles sont directement connectées à notre sens du bien-être et à notre créativité.

En prendre conscience, les accepter, les laisser s’épanouir et faire une pause pour en comprendre le sens permet de maintenir notre santé émotionnelle, psychologique et physique. Cela permet également de passer à l’étape supérieure dans la plupart des situations de blocage.

Il y a 4 émotions :

La peur

Elle est une réaction naturelle et authentique face au danger, face à l’inconnu d’ une situation ou de ses possibilités… Elle est souvent interdite (« N’aies pas peur» …). Une fois sa cause identifiée, il est important de chercher des moyens de se rassurer ou de l’aide quand elle est nécessaire, ceci afin de rebondir et s’adapter, s’installer dans le nouvel environnement, le nouveau contexte de vie.

La tristesse

Elle est une réaction naturelle et authentique face à une perte, perte de statut, de projet, d’emploi, d’amis, de relations, de compréhension, d’espoir… Elle est souvent dévalorisée et parfois même interdite (souvent au travers de phrases comme “on ne pleure pas au travail, c’est ridicule” …). Accepter la perte, prend du temps comme abordé dans le cycle du deuil, vivre pleinement sa tristesse et pouvoir identifier son objet permet d’accélérer le deuil et la reconstruction sur les nouvelles bases de l’ici et maintenant. Il est alors bon de s’appuyer sur une épaule bienveillante et patiente.

La colère

Elle est une réaction naturelle et authentique face à une injustice, une situation imposée, à l’encontre de ses valeurs ou de ses croyances

Faire le point sur les raisons de la colère aide, en s’intéressant aux faits et non à la perception que nous en avons (qui est souvent biaisée, fantasmée). C’est une première étape permettant l’identification des options et le rééquilibrage de la situation vers plus d’équitabilité.

La joie

La joie est une émotion positive, une sensation de réussite, de satisfaction d’un besoin, d’alignement, d’adéquation entre nos valeurs, environnement, identité et nos réalisations.

Avoir de la joie lorsque l’on atteint ses objectifs et célébrer est important (cf. chapitre sur la célébration de mon ebook Neuroscience et PNL : Les fondamentaux pour atteindre ses objectifs). Cela permet de se remercier pour le travail accompli et d’accroitre sa performance dans les projets futurs.

Savoir ce que l’on ressent et laisser les émotions circuler librement ouvre la porte de la créativité, de la sagesse, de l’intuition et est garant de bonne santé, d’équilibre. Les faire taire provoque au contraire une douleur liée à l’effort intense nécessaire à cette intervention.

Ces émotions sont authentiques lorsqu’elles constituent une réponse adaptée à une situation. Parfois, certaines émotions authentiques sont couvertes par d’autres sentiments de substitution que l’on pense plus « socialement » acceptables du fait de notre éducation dans notre enfance. Ces sentiments sont alors appelés « sentiments parasites », « sentiments rackets » en Analyse Transactionnelle.

Ian Stewart et Vann Joines les définissent dans leur manuel d’Analyse Transactionnelle, comme des émotions habituelles, apprises et encouragées dans l’enfance, vécues dans de nombreuses situations de stress et inappropriées comme moyen Adulte de résoudre les problèmes. On reconnait le sentiment parasite au fait que son expression est artificielle, répétitive et stéréotypée. Un individu va le ressentir souvent et dans des situations très diverses. Ces sentiments parasites prennent le nom d’anxiété, culpabilité, tristesse, confusion, incompréhension, solitude… et se déclinent à l’infini en termes d’intensité.

Ainsi dans certaines familles il est préférable d’être en colère plutôt que d’avoir peur. Dans ce cas la colère se manifeste et recouvre la peur qui pourtant est l’émotion authentique.

Illustrons le concept de sentiments parasites par l’exemple d’A, expatrié, qui se mettait en colère et était agressif face à des situations nouvelles liées à la méconnaissance de sa nouvelle culture d’accueil qui en fait généraient de la peur. Reconnaitre qu’il avait peur de l’inconnu lié à la différence culturelle lui aurait permis d’avancer plus vite, d’éviter le sentiment d’incompréhension et d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés.

Or si les sentiments authentiques aident à la résolution des problèmes et à surmonter les difficultés, les sentiments parasites donnent une sensation de fausse  sécurité car empêchent d’exprimer des émotions «non autorisées» et ainsi laissent croire que l’on évite le rejet ou le  jugement des autres.

Faire la différence entre émotions authentiques et sentiments parasites permet à la personne en exprimant ses émotions authentiques de créer un espace d’énergie et de créativité pour apporter des solutions utiles à la résolution de ses problèmes.

Vous souhaitez faire le point sur vos émotions ? Je vous accompagne…

Caroline Carlicchi – Coach de Vie Certifié – 06 95 19 95 32 (Versailles – France)

  1. djebari abdelkarim

    Merci

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